Le tissage

Nécessitant un métier à tisser assez imposant, le tissage permettait de produire chez soi de grandes quantités de tissus qui deviendraient couvertures ou vêtements. Il était souvent possible de reconnaître la région où étaient produits ces tissus grâce aux patrons de couleur dont ils étaient ornés.

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Je m’appelle Lynn Lévesque, je viens de Drummond. Moi j’suis une tisserande, je travaille depuis, j’ai commencé ça, ça fait près de, à peu près une vingtaine d’années. C’te métier-là je l’ai appris de ma belle-mère, Marie-Paule qui tissait ça, elle a tissé 57 années, pis après ça j’ai continué là-dedans. Le coton on l’achète c’est pas taillé, faut le tailler, faut toute passer ça sur de machines pour le tailler pour que ça devient à peu près ¼ de pouce de largeur, après ça faut les faire des trimes comme qu’on dit à la main, après ça on est prêt à tisser. Quand qu’le fil est toute monté sur le métier, fais que là on prépare toutes nos couleurs.
Ça doit, un pédalier, après ça t’as un balan pour taper ton tissu. Fais quand tu pèses sur la pédale comme là, la numéro 1, tes fils s’ouvrent pis t’envoye ton Clutton, après ça il faut que tu tapes. Et qu’une couverture en coton peut prendre à peu près une journée à faire quand elle est toute taillée, qué serait prête à tisser. Ça faut être deux personnes, parce que le métier a 100 pouces de large, on travaille un à chaque bout, tandis qu’un, un napperon, peut dire prend 20 minutes à faire tout seul, parce que le métier est plus petit.

On casse des fils, ça c’est normal, ça se répare, Y a des boutes de métiers des fois qui lâchent, ça c’est, faut toute les réparer. C’est juste du bois, fais que ça peut casser, ça peut se briser, fais que faut que ce soit réparé avant de continuer. Ça arrive qu’on ait des erreurs dans le montage, faut tout redéfaire les fils, pis remonter les fils toute un à un, jusqu’à temps que l’erreur soit réparée. Difficultés, je trouve que c’est trouvé présentement le coton, parce que y a beaucoup d’entreprises de textiles de fermer. C’est pas juste au Nouveau-Brunswick, c’est au Québec, pis en Ontario aussi, fais qu’à ce moment là, c’est dur à trouver.

Quand t’aimes travailler de tes mains, ben là, t’es plus manuelle, fais que c’est plus facile à imaginer des choses pour faire la création, c’est moi qui est fait toutes les designs, toutes les patrons, toutes les montages de fils, les couleurs, les agencements, c’est toute moi qui les fait. Je prends aucun patron dans aucun livre, rien.

Je fais des couvertures dans toutes les grandeurs, je fais même des couchettes à bébé hihihi, fais que après ça je fais les linges à vaisselle, je fais des napperons, des serviettes de table, je fais des jetées. C’est un art qui se perd, parce que y a beaucoup de personnes qui sont vieillissantes, pis qui ont encore aucune relève pour après, so qu’est-ce qui arrive à ce moment-là ben, c’est que pas, si t’as pas de relève, tu va arrêter là, pis tu vas vendre tes choses, vendre ton métier, vendre ton tissu pis tout ça.
 

 

Ressources additionnelles:

Métier à tisser
Métier à tisser
Navette
Métier à tisser, Richibucto, N.-B.
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