Les remèdes traditionnels I

Des remèdes traditionnels préparés à partir de produits minéraux, végétaux et animaux ont longtemps eu cours en Acadie. Surtout transmis au sein des familles, ils devaient venir à bout de différents maux, comme la grippe, les irritations, les échardes, etc.

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Marielle Cormier-Boudreau, Shippagan

On commençait toujours par se soigner avec les choses qu’on avait à la maison. Alors ça c’était comme la première étape. Alors à la maison, on avait du sel, on avait du vinaigre, on avait du beurre, donc toutes des choses qui se retrouvaient dans toutes les familles et si on avait la grippe, on pouvait aussi se procurer de la gomme de sapin par exemple, ou des herbes qui servaient de tonique pour renforcir l’organisme. Mais dans la maison, on allait utiliser par exemple du beurre qui était salé ou du sel pour pas mal de chose. Alors si on avait une coupure par exemple on pouvait mettre du beurre, donc le sel et le gras du beurre étaient équivalent à l’onguent qu’on mettrait et le sel étant un antiseptique combattant les microbes, on l’utilisait énormément. On allait se gargariser avec du sel, on allait renifler de l’eau salée si on avait un rhume, donc c’était, on utilisait du soda si on avait des brûlures d’estomac, donc on prenait les choses alentour de soi. On pouvait mettre de la cendre sur une verrue donc la cendre, elle était accessible, c’était des choses de tous les jours, le lait était utilisé aussi beaucoup pour faire des compresses. On mettait du lait, du pain trempé dans le lait sur des bobos importants là, des furoncles par exemple, des choses comme ça. Donc c’était efficace, le sel était beaucoup utilisé par exemple si vous aviez mal aux jambes, vous alliez enrouler autour des jambes des algues salées, si vous avez des varices aussi, les algues de la mer quoi qu’on, qu’on conservait séchées, on les mouillait et elles reprenaient leur souplesse et ça, ça servait à enrouler à être enrouler autour d’un membre ou des jambes ou un bras pour guérir des choses.

Donc c’est le sel, le sel est à la base de pas mal de chose, donc la couenne de lard salé, elle était, elle était bonne, parce qu’elle était, elle était un support de sel. Le plantain par exemple, qui est une herbe sauvage qu’on rencontre partout tout l’été, le plantain on l’utilisait pour à peu près n’importe quoi, si on avait une piqûre d’abeille, si on avait une coupure, si on avait une irritation, on prenait une feuille de plantain, on l’assouplissait avec les mains, on mettait dessus un peu de, soit de saindoux, ou de beurre pour que ça colle, pis on le mettait sur la plaie. Et le plantain, c’est reconnu comme étant une plante très efficace pour la guérison, si on a rien sous la main, même comme je sais pas moi, comme campeur ou si on est en forêt, on peut utiliser le plantain pour pas mal de chose c’est très, très efficace. On utilisait aussi beaucoup, beaucoup, les résineux, la gomme de sapin, la gomme d’épinette pour colmater par exemple une coupure, on allait mettre ça sur, sur la coupure, on faisait chauffer la gomme de sapin, lorsqu’elle était assez liquide, on la faisait refroidir un peu, pis on mettait sur la coupure, ça guérissait admirablement bien. Pour la grippe, on utilisait l’écorce, les aiguilles de sapin qu’on faisait bouillir, pis on en faisait un sirop dans lequel on ajoutait du sucre ou de la mélasse pour, pour que ce soit buvable, mais le sirop de sapin était très, très utilisé ou de prusse qu’on appelait l’épinette.
 

 

Ressources additionnelles:

Les remèdes traditionnels II, Shippagan, N.-B.
Les vieilles métines
La médecine populaire
Remèdes traditionnelles
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