En Acadie traditionnelle, le curé de paroisse était l’une des figures les plus importantes de sa communauté. Plusieurs croyances populaires découlent de ce statut, ainsi que de celui de la religion catholique.
Moi, j’suis Philippe Basque, je suis historien au village historique acadien et j’habite à Pont-Landry.
L’eau bénite c’est utilisé pour n’importe quoi et puis on peut pas s’en débarrasser non plus, faut pas la boire, c’est sacré l’eau bénite, faut, la religion est tellement présente, alors c’est utilisé pour n’importe quoi, pour chasser les démons pis tout ça. Puis, y’a l’eau bénite pis y’a aussi le chapelet sur la corde à linge pour pas qu’il pleut avant le mariage pis ça, ça c’est fait encore aujourd’hui. C’est des croyances ça qui ont resté, des rites qui ont resté, très fort la religion, même encore aujourd’hui en Acadie là, comparé au Québec ou que par exemple les églises sont à vendre. En Acadie, on connaît juste ça, on commence à juste connaître ça aujourd’hui, ça fais que c’est juste pour montrer comment la religion, justement l’eau bénite, les crucifix en haut des portes pour pas que les mauvais esprits rentrent dans la maison pis des choses comme ça. Ça, c’est resté assez longtemps.
Le curé venait à chaque année faire son tour de visite là, ici au village, ben on le fait une fois de temps en temps, vous verrez, le curé vient visiter pis part chaque maison pis ça, ça a été une tradition jusqu’à pas longtemps passé. Il regardait, pis ah ben t’es juste rendu à trois enfants, t’es pas enceinte, ça fait deux ans que t’es pas tombé enceinte, qu’est-ce qui se passe, est-ce que vous faîtes des enfants, est-ce que vous essayez, toutes des choses comme ça, une espèce de contrôle sur la, la population qui avait, c’est surtout ça, c’est pour ça que les familles avaient des, j’sais pas combien d’enfants, 10, 15 enfants. Ça a arrivé avec quelqu’un de, que je connais moi dans la région. La mère voulait se limiter à trois enfants, mais le curé a été pis y a dit : « il faut continuer, faut continuer » pis elle s’est rendu à 7, 8 enfants qu’elle a fait, que ça la tentait pas, en tout cas c’est des choses qui arrivent là à l’époque. Le curé visitait, pis la pression pis tout ça. La famille, c’est Mclaughlin, je crois, y’a, y’ont eu un couple de jumeau, y’ont eu un enfant, y’ont eu un autre coupe de jumeau, pis y’ont eu un troisième coupe de jumeau. Ça fait, ça fait beaucoup d’enfants, pis à la suite de ça, ils ont eu 4 autres enfants. Ça faisait à peu près 10 enfants en dedans de 10 ans, tous des ‘tits enfants, mais ça, faut peupler, faut peupler, c’était ça un peu l’esprit de la religion catholique de l’époque.
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