Le forgeron fabriquait à l’époque des objets en métal indispensables à la vie quotidienne, comme des ustensiles de cuisine, des outils agricoles et des fers pour les sabots. Il faisait aussi souvent office de maréchal-ferrant, et s’occupait de la délicate tâche de ferrer chevaux et bœufs, qui ont longtemps été utilisés pour le transport et le travail.
Y’a été répertorié même par Mr Michaud à un moment donné à cert.., dans les années 40 qu’avait 339 chevaux ici dans la région qui comprend Connors, Saint-François, Claire et puis il devait servir tous ces clients là pour que les gens puissent travailler sur la terre ou dans des chantiers. Nous ici dans la région on appelle ça un métier, c'est-à-dire que quand que le cheval était trop rétif pour le ferrer sans être attaché, il le rentrait dans une genre de crèche là, où ce qu’le cheval était attaché, était maitrisé complètement, y pouvait pus bouger, pis là il servait, pis il pouvait ferrer son cheval. Mais Mr Michaud entre autre aimait beaucoup les chevaux rétifs, c’était pour lui un peu un plaisir de ferrer un cheval rétif. Mr Michaud connaissait les chevaux par leur nom, je me souviens, moi ici on voy… on apportait les chevaux de la ferme chez nous et pis je demandais pour les ferrer, pis là y me demandait avant : quel cheval que t’amènes, j’ai dit j’amène Bill, Bill c’était le nom d’un de nos chevaux. Y dit c’est pas Bud, parce que Bud était le cheval rétif, pis quand j’ai arrivé avec Bill à la boutique de cheval, les fers étaient déjà fabriqués, y connaissait la grandeur exacte, y savait tout ça, c’était un métier, il avait le métier vraiment dans, le cœur.
On parle de harnais de cheval, le harnais qui, qui était le, les pièces qui était bâti en cuir, surtout pour accrocher les, tous les instruments pour que la, le cheval puisse tirer, on a les bourrus par exemple, on a les attelles, tous les pièces qui étaient reliés entre eux avec du métal et des, y appelaient ça des arguenots c’était des rings de métal qui reliaient les pièces ensemble pour retenir ça sur le dos du cheval, c’était très ingénieux et puis les, y travaillait des journées avec ça sans que ça ça bouge, sans que ça dérange.
Ici, on pourrait nommer ça une brosse à dent pour les chevaux. En réalité c’est un outil que le forgeron utilisait pour travailler les dents du cheval, parce que vous savez que les dents des, des chevaux avaient des épreuves à subir avec les mors de bride etc. Donc de temps en temps, y fallait comme limer si vous voulez la dent, pour que ça devienne plus doux pour pas qu’y se brise la langue sur ces dents qui ont cassés par exemple, donc Mr Michaud se servait d’ça pour limer ou radoucir un peu les dents du cheval de temps en temps. Le forgeron était un peu un vétérinaire si vous voulez aussi, il soignait les pattes endolories, y avait des méthodes avec un certain produit que y trempait les pieds des chevaux là-dedans si le cheval se blessait, y avait on appelait ça le bleu dans le temps, un liquide qui mettait sur les plaies. Mr Michaud était quand même connaissant par la force des choses là-dedans, donc les gens avaient confiance, venaient le trouver quand les chevaux étaient blessés, malades ou y donnait quand même son opinion et pis il réussissait souvent à guérir les bobos.
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