La lutherie I

Le violon occupe une grande place au sein de la culture acadienne, tant au niveau de la musique folklorique que populaire ou même classique. Utilisé bien avant les années 1850, il fait encore aujourd’hui vibrer les foules lors de festivals, de spectacles et autres soirées.

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Mon nom est Charles Long, nous sommes à Dieppe au Nouveau-Brunswick, dans mon atelier de lutherie et d’archeterie qui se nomme l’atelier Violong avec un G et moi je suis archetier, luthier et dans cet atelier ici, on fait surtout de la réparation, de la restauration, et des ajustements.

Mon intérêt à l’archeterie dans la lutherie a commencé il y a plus de 20 ans maintenant, alors j’ai fait la visite chez un collègue luthier, qui aussi fabriquait des archers, mais il trouvait ça excessivement difficile, même beaucoup plus que fabriquer des violons tel quel. Et puis, moi j’avais l’intention de fabriquer des violons, j’ai été beaucoup intrigué par les archers, donc pendant presque trois ans, j’me suis mis à fabriquer les outils pour fabriquer des archers, seulement en partant de modèles d’archers que j’avais. J’ai commencé à être établi comme archetier, les clients, les musiciens m’apportaient souvent leurs instruments, et y avait, ils voulaient toujours que j’essaie de réparer, d’ajuster ou de restaurer et puis ensuite de ça, j’ai du par la force des choses faire des contacts avec d’autres collègues, avec un collègue surtout français où il, lui il m’a accueilli comme apprenti et puis sur plusieurs années, étalées sur plusieurs années, j’ai commencé un apprentissage en lutherie en restauration et en réparation.

Donc la question qu’on me pose le plus souvent c’est : est-ce que tu joues du violon? Et la réponse que je donne le plus souvent c’est non. Le luthier ou l’archetier n’a pas nécessairement besoin d’être musicien, parce que moi le travail que je fais ici, dans l’atelier, se fait avec le musicien, avec la personne qui joue l’instrument, donc tous les réglages, tous les ajustements se font pour cette personne là, non pas pour moi. Donc y’a toujours, il y a un lien de complicité qui se développe entre le musicien et le luthier et ça c’est quand même un privilège, parce que j’ai quand même le privilège d’avoir des très, très, très bons musiciens dans mon atelier et puis c’est tout à fait extraordinaire d’établir ce lien là, un lien quand même assez privilégié, privé, puis c’est quand même des êtres extrêmement sensibles et puis le partage vers une amélioration de leur jeu ou de la manière qu’ils interprètent la musique, c’est toujours une belle contribution pour un luthier, c’est sûr que c’est une part, un côté du métier qui est très valorisant.

De toute façon, les responsabilités sont là, les musiciens, ça prend des années avant qu’ils fassent confiance à un luthier. Dans le jargon, on dit que ça prend 10 ans pour devenir bon. Ceux qui persévèrent, pis qui se font bien guider, sont bien encadrés, c’est quand même un métier très, très satisfaisant à plusieurs niveaux.
 

 

Ressources additionnelles:

La lutherie II, Dieppe, N.-B.
Fabrication d'un violon, Saint-Charles-de-Kent, N.-B.
Chanson folklorique acadienne - Jean François Cormier
Les chansons acadiennes
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