Il a existé en Acadie, comme dans toutes les sociétés traditionnelles, une variété de métiers qui ont permis aux habitants de subvenir à leurs besoins, que ce soit pour bâtir leur maison, confectionner des souliers, préserver la nourriture, etc. Certains de ces métiers se pratiquent encore, adaptés aux besoins de l’époque contemporaine.
Mon nom est Ethel Haché, j’ai été née ici à Chéticamp à Saint-Joseph-du-moine et j’ai grandi ici jusqu’à l’âge de 16 ans, pis là j’ai été à Boston pour 22 ans et je m’en ai revenue ici au musée à Cap-de-Moine. Ça c’est mon père qui a commencé ça, pis il a commencé parce qu’il en avait eu trois, parce qu’il voulait se faire un jardin, pis il voulait épeurer des corbeaux de venir dans son jardin, les chevreux, les cigognes. Ça mangeait tous les graines, pis y’avait trois beaux, beaux épouvantails, pis c’est du monde de California qui l’a arrêté pis ils ont trouvé ça tellement beau, pis ils ont dit, oublie ton jardin et fais un jardin d’épouvantails, c’est la meilleure chose qu’on a vu depuis un bout de temps, pis mon père était eux qui vient de leur parler. Il leur a donné toutes les nouvelles de la place, y’a été, ça fait que c’est ça ce qu’il a fait, il a oublié son jardin, pis il s’est faite un jardin d’épouvantails, y’en a 97. Mon père est décédé, pis c’est son plus, son plus jeune fils qui a continué la tradition, parce que mon père aimait tellement ça, il était ici du matin au soir à parler au monde.
Pis Pensez-vous c’est une bonne tradition à transmettre de génération en génération?
Oui ça l’est, y’a beaucoup de monde qui aime ça, tout le monde, on a des boites pour des commentaires, c’est toute que ça dit : keep up the good work, keep up the good work oui, oui.
Pis avez-vous des corbeaux qui arrivent maintenant?
Non, on n’en a pas trop, non.
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