C’est au retour de la Déportation qu’une partie importante des Acadiens a adopté la pêche pour assurer sa subsistance. Comme ce sont des compagnies étrangères qui vont développer la pêche commerciale en Acadie, il faudra attendre la mise sur pied de coopératives, au 20e siècle, pour voir les Acadiens s’impliquer directement dans la gestion des pêcheries.
La ferme ostréicole Dugas, l’entreprise que je dirige, on est dans le secteur des huîtres depuis longtemps, depuis passé 25 ans, on fait l’élevage des huîtres d’une méthode traditionnelle, beaucoup plus traditionnelle que la plupart des autres éleveurs, mais on a quand même un mélange de moderne. La raison est ben simple, c’est qu’on le, on a développé des technologies qui sont plus écologiques, pis qui est plus compatible avec l’habitat de l’huître et aussi ça nous donne un résultat excellent au point de vue de la qualité.
L’élevage commence avec le captage sur les collecteurs, pis on peut voir que par exemple, au début, les huîtres sont toutes petites, les huîtres nagent, vont se, nager avec un mouvement comme ça pour se rendre jusqu’au collecteur, là l’huître sort des petits cils, un genre de petit balai, on peut voir ça au microscope, balaie la surface, roule sur le dos sécrète un calcaire, pis forme les deux coquilles dans 24 heures, là l’huître se déplacera plus par elle-même par après. Quand l’huître est rendue à peu près un demi pouce, si on regarde le collecteur qui est un petit peu plus loin par exemple, cette grosseur là, là on va enlever les huîtres de sur le collecteur avec un mouvement, de, pour plier le plastique, c’est le ciment recouvre une surface de plastique, pis l’huître va se, on pourra détacher l’huître du collecteur comme ça, ensuite on va l’ensemencer à la volée avec des méthodes qu’on a développées aussi.
Pis sur un, des territoires qui est désigné à l’avance, comme on peut voir icitte, c’est des secteurs d’élevage qui est désigné, c’est des contrats avec le gouvernement provincial qui dure une période de 10 ans. C’est des endroits en mer qui est arpenté, qu’on paye des taxes, y a même des taxes municipales, des permis d’aquaculteur, pis là on a autorité sur ce secteur là. On va ensemencer des huîtres directement sur le fond de la mer. L’huître, ça devient de l’élevage, parce que le terrain d’ensemencement au fond de la mer l’habitat est préparé à l’avance, faut faire du nettoyage, y faut vérifier, tester le terrain de support que l’huître va avoir, parce qu’il faut pas que ce soit trop mou ni trop dur, si c’est trop mou, l’huître va caler, si c’est trop dur, ben l’huître va rouler dans les tempêtes, ça fait que ça prend un fond, un habitat qui est entre les deux. Ensuite l’huître, l’huître va grossir librement sur le fond, on fait des évaluations régulièrement en plongée pour savoir, disons, qu’est-ce qui se passe, la croissance, ces choses là si y’a de la mortalité ou toute comment ça s’est déroulé. Par la suite, quand ça vient le temps de la récolte, on est, la récolte se fait sur, par rotation, pis on fait la récolte en plongée. On est plusieurs plongeurs ou on s’en va en scouba, aussi avec les méthodes qu’on utilise dépendamment si c’est profond ou pas, pis c’est une méthode qui est très écologique comme récolte, c’est très efficace aussi. Ça donne un produit cultivé, mais qui garde son apparence rustique et sauvage, c’est de là l’intérêt incroyable qu’le consommateur développe quand y peut voir le produit. La première apparence au moment où on touche le produit, pis le côté visuel, ça donne un excellent résultat.
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