C’est au retour de la Déportation qu’une partie importante des Acadiens a adopté la pêche pour assurer sa subsistance. Comme ce sont des compagnies étrangères qui vont développer la pêche commerciale en Acadie, il faudra attendre la mise sur pied de coopératives, au 20e siècle, pour voir les Acadiens s’impliquer directement dans la gestion des pêcheries.
L’entreprise, la ferme ostréicole Dugas, que je dirige est situé au 675 blvd St-Pierre Ouest, Caraquet, Acadie. L’Acadie c’est une grande partie du, d’un territoire qui s’appelle aussi Nouveau-Brunswick. L’entreprise que je dirige est une entreprise familiale, mon père qui a 84 ans travaille toujours avec nous autres comme bénévole, mais c’est un travailleur bénévole qui est ben efficace. Mes trois garçons sont là aussi et mon épouse, on est présentement dans le bureau où que je dirige toutes les affaires de l’entreprise, c’était les mêmes, les mêmes meubles, les mêmes équipements que mon grand-père et pis mon père avaient utilisé avant moi et certainement que mon fils, un de mes fils qui veut prendre la relève de l’entreprise va certainement un moment donné utilisé le même bureau, les mêmes espaces, pis le même équipement.
L’exportation, la mise en marché se fait à différents endroits, comme par exemple, on a des clients à Montréal, à Québec, on a aussi un client à Toronto, un autre à Ottawa, un à Calgary, un à Vancouver. Aussi on a 2 clients réguliers aux États-Unis, un à North Kingston Rhode Island, pis un autre à Eliot Maine. Ces clients là, exceptés le marché du Québec, c’est des clients qui commande à l’année, tandis que le marché du Québec, c’est un marché traditionnel qui seulement, disons, en activité l’automne, par exemple de septembre à décembre. Tous les autres clients, toutes les autres provinces canadiennes, et les clients américains, commandent à l’année. Le travail est de longue durée disons, au point de vue des journées de travail, par contre à cause de l’effort physique qui est demandé à ce genre de travail là, on essaye de pas prolonger les journées. C’est le même, le même principe que, qu’un ciseau, tu descends ça au fond comme ça, tu montes, tu montes, tu montes, tu montes, pis un coup que tu relèves, ben tu vois, tu couches ça sur le côté, pis tu tries les coquillages, pis les huîtres là-dedans. C’est aussi simple que ça.
Ça arrive des fois qu’on doit commencer de bonne heure, ben dans ce temps là on finit plus vite l’après midi ou le soir, normalement, on travaille pas après 5h, exceptionnellement ça arrive, moi j’ai toujours pensé que, quand un employé donnait 8 bonnes heures dans la journée, c’est suffisant. Il a d’autres choses à faire certainement, pis aussi il faut prendre, se changer les idées, faire d’autres choses dans la vie, parce que le travail c’est vraiment un travail très exigeant physiquement.
La reconnaissance qu’on a eu pour le travail qu’on faisait disons, l’accueil, que ce soit l’accueil à l’écomusée, ou que ce soit pour l’élevage des huîtres, la qualité de nos produits, de nos services, c’est, y’en a une multitude. Par contre, y des choses plus importants que d’autres. Y’a, on a eu des reconnaissances par le, la société Poste Canada : y a eu un timbre d’émis que, où qu’on peut voir que je suis en train d’ouvrir une huître de Caraquet, pis ça été, c’est un timbre de 4 cents qui a été tiré à 50 millions d’exemplaires. Aussi on a un livre dans l’écomusée de l’huître ou que les gens peuvent signer, il ya toute sorte de personnalité qu’a signé dans le livre, pis moi j’en ai des marques d’appréciations je suis valorisé.
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