De nombreuses rencontres de familles ont été organisées dans le cadre du premier Congrès mondial acadien, en 1994. Elles ont permis aux Acadiennes et aux Acadiens portant le même patronyme de redécouvrir les liens familiaux et généalogiques qui les unissaient. Suite à cet événement, la Fédération des associations de familles acadiennes a été créée pour que ces liens puissent rester vivants et se développer.
Lisette Cormier Noël de Lamèque, Nouveau-Brunswick.
La plupart des associations de famille sont là pour se supporter, font des activités que ce soit annuellement. Pour les congrès aussi, il va faire quelque chose de plus spécial. C’est l’appartenance à une association qui est forte, y’en a qui vont publier des livres, y’en a qui vont publier des livres de recettes, y’en a qui vont faire toute différence choses comme ça, pis ça fait en sorte que les familles sont vraiment, ils se sentent au cœur de cette famille là. Les jeunes maintenant au niveau scolaire sont très intrigués à savoir je suis de où? Pis qui sont mes grands-parents? Pis comment loin ils peuvent aller remonter dans les arbres généalogiques. Donc, on s’aperçoit de ça maintenant dans les écoles, on fait des tournées scolaires, pis les jeunes nous demandent là : on vas-tu pouvoir voir là, vas-tu recevoir des livres et maintenant, ben c’est sûr avec les nouvelles technologies tout se fait aussi par internet. On va avoir des livres électroniques parce que des livres, des publications là, qu’est-ce qu’on appelle des bibles de famille là, c’est très dispendieux à imprimer. Pis c’est pas tout le monde qui veulent avoir un gros livre, parce que ils se sentent peut-être pas intéressés à le consulter souvent, mais un livre électronique par contre, très facile, on a tout ça dans la machine et on peut faire une recherche. Alors on s’aperçoit qu’avec les nouvelles technologies, les jeunes se raccrochent beaucoup plus à ça là. Qu’on voit, qu’il y a des familles partout dans le monde avec les mêmes noms, on a les mêmes traits que vous soyez en Louisiane, que vous soyez en France, on a ce, ce lien d’appartenance là. Alors les gens veulent savoir qui on est, où est-ce qu’on est, puis on peut conter plusieurs anecdotes, des gens qui ont participés à des congrès mondiaux acadiens. Pis, d’une fois à l’autre que ce soit en 1994 ou en 1999, même s’il y a 5 ans qui les séparent entre chaque congrès, les gens restent en contact. Et là on est rendu au 4ème congrès, pis ces gens là vont encore se revoir pis y vont ajouter à ça d’autres personnes, donc c’est ça qui fait l’importance. On s’aperçoit un peu plus que les gens veulent justement célébrer plus la vie ensemble comme qu’on disait là, les gens sont beaucoup éparpillés, y’en a qui quittent pour aller travailler, mais quand les gens reviennent que ce soit l’été ou durant les fêtes surtout, on s’aperçoit que les familles veulent être plus ensemble. Avec tout qu’est-ce qui se passe dans le monde aujourd’hui aussi là, on veut aller chercher ce lien là. Sinon à la péninsule, on le vit beaucoup, les gens que les, que les pères de famille ou même les familles complètes qui quittent la région pour aller travailler dans l’ouest, mais quand ils reviennent, on s’est aperçu cet été justement, on s’apercevait que les gens, quand est-ce qui arrivait, ils arrivaient en gang, c’était la maman, le papa, les grands-parents, les enfants, donc on s’aperçoit là, là que le nœud commence à se refaire là, les gens veulent être plus ensemble.
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