La Déportation de 1755 constitue l’un des éléments clés de l’identité acadienne. Plusieurs artistes en ont tiré de grandes œuvres, notamment le poème Evangeline : A Tale of Acadie, de Henry Wadsworth Longfellow, publié en 1847. Les artistes contemporains s’inspirent encore fréquemment de ce thème pour concevoir certaines de leurs œuvres.
Je suis Claude Picard, artiste peintre, d’Edmundston, je suis né à Edmundston en 1932. J’ai 76 ans, et un peu plus de 50 ans de carrière. La série, ça comprend 4 années de travail, de 2001 à 2005. La première année, on m’a demandé de représenter une scène qui s’est déroulée sur un bateau et pis cette toile là s’appelle l’ironie du sort, l’ironie de l’histoire, plutôt parce que, on croyait que c’était, un nouveau bateau, un bateau étranger, venant de la France, ce drapeau là, on avait pas remarqué l’étoile sur le fond bleu du drapeau. Alors, il y a eu des coups de canons pour saluer le, l’arrivée de ce bateau étranger et puis aussi, ils ont pavoisé le navire, d’une grande quantité de petits drapeaux comme ça se déroulait dans le temps, c’était la manière de saluer ceux qui rentraient dans le port de Miscouche. Et puis, ils se sont aperçu que c’était pas vraiment le drapeau, mais ce, de la France, mais c’était un drapeau, un nouveau drapeau. Le lendemain, on a dit que, ils avaient été les premiers, les britanniques avaient été les premiers à saluer le drapeau acadien. Pis, alors que, 100 ans auparavant, ils les avaient déportés. Alors c’est pour ça qu’on appelle ça : Ironie de l’histoire.
La première idée, c’était de me faire représenter cette toile là, cette peinture là, cet événement là, mais on a pensé à autre chose, on a pensé aussi à la création des symboles comme la fête nationale des acadiens, le 15 août. Et on a pensé d’inclure d’autres événements qui entourent ce symbole là, entre autre, la fête nationale des acadiens, le 15 août, une patronne céleste qui est la vierge de l’assomption, un chant national, qui est l’Ave Maris Stella. Ça le chant, c’est à ce qu’il, ce que j’ai pu comprendre que c’était Pascal Poirier qui a décidé que ce soit le chant national des acadiens. Parce qu’on le voit ici dans une des scènes là, le premier déploiement du tricolore étoilé et un hymne national pour l’Acadie. C’est une scène qui représente le déploiement du drapeau d’un côté Monseigneur Richard le tient, de l’autre côté c’est l’abbé Antoine Bourque. Il le montre à la foule et Pascal Poirier semble en train de chanter l’Ave Marie Stella. Au place du plafond, on voit le, sur un parchemin le, l’hymne national avec les, la notation musicale dessus en latin. Et on entrevoit également, savez que le couvent était tout près de l’église de Miscouche, alors on peut voir l’église à travers une fenêtre et au bas de cette scène, et bien on voit Marie, on voit Marie Agathe Babineau, celle qui a cousu l’étoile sur le drapeau acadien. Elle était en train de le montrer à Monseigneur Richard qui semble être complètement satisfait de l’œuvre.
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