Le folklore acadien provient du répertoire des premiers colons venus de France pour développer l’Acadie, au 17e siècle. Il s’est par la suite étendu au contact des différents peuples autochtones, européens et canadiens qui ont habité le territoire. Aujourd’hui, diverses initiatives sont mises en place pour mieux préserver cet important héritage culturel.
Alors j’m’appelle Georges Arsenault, je demeure à Charlottetown mais j’suis originaire de la région Évangeline d’Abram-Village. Je suis un diplômé de l’école Évangeline de l’Université de Moncton. J’ai fait un bacc en science politique et aussi une maitrise en art et traditions populaires de l’université Laval. Alors depuis de nombreuses années, je m’intéresse à étudier l’histoire des acadiens de l’île et aussi les traditions acadiennes, c’est deux domaines dans lesquels j’ai passablement publié depuis une trentaine d’années.
L’importance des contes et des légendes acadiennes dans la société contemporaine, malheureusement, pense pas que c’est très, très important parce que comme partout ailleurs, depuis la venue de la télévision, de la radio, de l’ordinateur, du cinéma, les conteurs et les conteuses traditionnelles ont perdu leur auditoires. Alors, moi j’ai connu des conteurs mais c’était des personnes âgées pis qui n’avaient plus l’occasion de conter en général parce que l’auditoire n’était plus là. Alors aujourd’hui, ce qu’on entend par légendes, par contes traditionnels, les longs contes, les versions de, par exemple, Cendrillon ou bien les contes du P’tit Jean, ça c’est en général, c’est comme disparu de la tradition orale. Ce qui reste vraiment des contes traditionnels, c’est ce qu’on appelle les p’tits contes, les farces alors les jokes, ce que les gens content, y’a des, ces contes là sont, sans s’en apercevoir, ce sont des contes très anciens, ils sont très courts alors c’est facile à transmettre et pis c’est un peu le divertissement des gens qui se rencontrent autour d’une bière ou bien que, une rencontre de famille ou à la maison. Alors, on peut facilement se conter ses p’tits contes là, alors d’après moi c’est surtout ça qui demeure des contes traditionnels. Du côté des légendes ben, ça se dit encore un peu surtout les légendes locales qui traitent d’événements ou bien des légendes pour expliquer l’origine d’un nom de lieu ou bien d’une formation ou bien parfois des histoires de personnes qui avaient des pouvoirs extraordinaires. Alors ça se dit encore, ça se raconte encore, mais pas nécessairement dans des soirées organisées ou bien des soirées de contes et de légendes. Ça, à mon avis, c’est disparu depuis assez longtemps. Les contes et les légendes acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard ressemblent en général à ce qu’on trouve ailleurs en Acadie, même au Québec. Par exemple dans le domaine du conte, ce sont les mêmes thèmes, mais on trouve des variantes, des versions, du côté des légendes, ben les légendes c’est des choses qui sont plus locales, alors ça touche par exemple un trésor qui aurait été enfoui à tel endroit, ça peut être une légende concernant une personne qui avait des pouvoirs spécifiques, alors ça c’est, c’est plus local, ça peut être plus typique de l’île mais les thèmes qu’on aborde dans les légendes, on les trouve un peu partout ailleurs aussi. Alors en gros je, y’a rien qui me vient à l’esprit qui soit typique en fait de genre de contes et de légendes à l’Île-du-Prince-Édouard.
Moi j’aimerai bien que, qu’on puisse continuer à conter des contes et des légendes traditionnels, je pense que les jeunes d’aujourd’hui ne le font pas ou pas beaucoup. Ce qu’ils font c’est comme partout ailleurs, ils vont lire des livres, ils vont avoir recours à la télévision, au cinéma pour le, les contes du jour. Par contre, j’aimerai bien voir plus de livres consacrés à des contes et des légendes qui émanent de l’Acadie parce que, il y a un certain nombre qu’ont été publié mais je pense qu’il pourrait y en avoir davantage et à travers le livre, on pourrait aider à maintenir et à continuer à faire connaître les contes et les légendes qui sont particuliers à la culture acadienne.
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