Les pommes

Différentes variétés d’arbres fruitiers ont été relevées en Acadie dès le 17e siècle, notamment le poirier et le cerisier. C’est cependant le pommier qui reste le plus commun de ces arbres : plusieurs familles en possédaient pour leur usage personnel et préparaient avec ses fruits de la confiture et différents desserts. La région d’Annapolis, autrefois Port-Royal, en Nouvelle-Écosse, offre une terre particulièrement propice à la pomiculture.

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Mon nom c’est Louis Bourgeois de Pré-d’en-haut, qui fait partie de Memramcook. En 1967, je, on a acheté les vergers, on a fait des compagnies, on a deux compagnies : Vergers Belliveau, Ferme Bourgeois Farm. Pis moi et mon garçon, nous sommes propriétaires de cette partie là.

Les premières années qu’a été planté dans la place ici, c’est en 1934. Ça a été planté par un Bourgeois, un Sébastien Bourgeois, il a fait marcher ça pendant qu’il vivait, pis quand ce que lui est mort, mais sa femme a fait marcher les vergers par une autre dizaine d’années. Pis elle, elle aimait pas ça parce qu’elle avait de la misère avec ça, ça fais qu’elle a vendu ça aux pères de Ste Croix en 1956. Les pères de Ste Croix ont acheté ça, pis moi j’ai venu travailler, ils m’ont engagé pour faire marcher le verger, leur verger, c’est moi qui était en charge des vergers avec lui, le prêtre. Je pense j’avais 26 ou 27 ans.

Les pères Ste Croix voulaient vendre leur verger, fais que j’ai pensé d’acheter les vergers pour me faire, m’assurer un emploi. Mais quand les vergers ont commencé ici, moi j’étais jeune, j’avais juste 4 ans, je pense, pis les vergers étaient, c’était opéré par des chevals, l’arrosage se faisait avec des chevals et des tanks avec des guns là. Pis aujourd’hui, je pense c’est un petit peu meilleur que ce temps-là, ici on avait des petites boites pis des paniers pour ramasser les pommes dans les champs pis moi j’ai commencé à mettre des, on a commencé à mettre des grosses bines de 18 boisseaux pis on avait pas de tract…, on avait pas de forklift, on avait toute du monde engagé, on faisait des soirs pour charger les pommes, mais asteure aujourd’hui, c’est tout arrêter ça, c’est toute changé avec une nouvelle technologie. On a des machines pour lever la bine, on a des machines, on a des wagons pour promener dans le champ à mettre les bines dessus. Pis ça fait un gros change qui s’est fait avec les années passées.

Moi, quand j’ai commencé à travailler ici en 1956, on vendait juste aux villes qui a à l’alentour, la ville de Moncton, la ville de Shédiac. Pis, je pense qu’on allait jusqu’à Amherst, mais on faisait des magasins pis on faisait, c’était pas gros comme aujourd’hui. Aujourd’hui, bien c’est changé, asteure nos pommes s’en vont à Debert pis ils vont distribuer dans les magasins par la chaine, la chaine de Sobey’s, pis la coop, c’est la même affaire. So on va plus, on n’est plus dans les magasins comme qu’on était dans ce temps là.

Dans les jus, c’est mon garçon qui a commencé ça, pis il a commencé avec du cidre, du cidre de pomme. Ça c’était juste du cidre, c’était pas clair. Après ça on a fait du jus quantifié, du jus clarifié, pis c’est un jus clair. Pis ça, on vend ça à la bouteille aussi. Pis à asteure, on vend des petites bouteilles. Asteure aussi on mêle, on mêle du canneberge avec la pomme qui fait un différent jus. Après ça, je pense, on a commencé du vin, le vin faut qu’ils fassent fermenter la pomme pis y font le vin. On a le vin Massé, ils ont nommé un vin le même nom que le prêtre qui avait les vergers, ils avont nommé un nom Verger de Pré-d’en-haut, vin Pré-d’en-haut, un vin Belliveau, et deux trois façons de vin, pis moi j’aime beaucoup le Massé, pis j’aime le Pré-d’en-haut aussi, c’est, je trouve qu’ils sont juste à mon goût. Mais c’est à peu près ça l’affaire du vin qu’on a là.

J’ai, ça a été très, très prudent les premières années, très prudent, j’ai pas voulu dépenser plus que, j’ai dit à ma femme : on va vivre comme si qu’on vivait avec salaire, pis on a fait ça pour deux, trois ans, pis c’est certain, c’est ça le secret de réussir. Tire fort, ouais les deux hahaha, les deux voilà, encore hehehe. J’ai arraché les feuilles, tiens, enlève les feuilles.
 

 

Ressources additionnelles:

Économusée de la pomiculture, Pré-d'en-Haut, N.-B.
Économusée de la pomiculture, Pré-d'en-Haut, N.-B.
Pommes sèches, Drummond, N.-B.
Pommes sèches, Humphrey (Moncton), N.-B.
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