Ancestral farm II, Saint-Basile, N.B.


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Mon nom c’est Paul Émile Soucy de Saint-Basile, comté de Madawaska, qui est situé dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. La ferme, c’est la seule ferme qui reste dans le nord du Nouveau-Brunswick qui appartient à la même famille depuis que les terres ont été léguées en 1785. C’est, ouais, y’a un peu de, un peu de changement, ben je dirais un peu, y’a toujours du changement qui s’effectue un peu là. La mécanisation a été une grosse affaire là. Si on recule derrière avant moi dans, j’dirons plus l’époque à mon père, ça c’est l’électricité qui est arrivée, donc sur les fermes au niveau rural, l’électricité ça a fait des moyens changements, mais aussi la mécanisation, c'est-à-dire l’arrivée des tracteurs. Moi quand j’t’arrivé, les tracteurs étaient arrivés là. Donc c’est plus mon père qui a fait ce gros changement là si tu veux à partir des chevaux, transférer avec la mécanisation. Ben entendu, j’ai racheté d’autres équipements, de nouveaux tracteurs, les tracteurs qui étaient là 50, 60 ans passés y sont pus là, là on en a d'autres. Ça l’a évolué, l’équipement agricole aussi à évolué, a changé, donc y’a eu des changements à ce niveau là. Au niveau, au niveau bétail, au niveau culture aussi, ça change pas tellement, j’veux dire, un peu comme le monde la médecine a évolué, parce qu’on a, on a une meilleure connaissance des maladies au niveau humain, donc on a de meilleurs médicaments, donc au niveau animal on a aussi aujourd’hui de meilleurs médicaments, donc on peut aider à prévenir et à guérir des problèmes là au niveau des animaux. Mais fondamentalement, ton alimentation elle reste la même, t’sais là ça change pas tellement.

Au niveau des cultures, ben entendu, c’est l’arrivée des produits chimiques au niveau que ce soit engrais chimique, au niveau pesticide aussi qu’on a de meilleurs outils pour protéger nos récoltes pis etc. Les labours ont toujours sa place, tu va répandre ton fumier pis là tu le laboures, tu l’enfouies dessous là, puis ça permet une meilleure rotation, ça permet aussi de détruire des mauvaise herbes un peu, pis ça va aérer ton sol aussi là. Donc, ça l’enfouie toutes les résidus que tu peux avoir là donc c’est ça. Moi, comme t’as pu le constater, les moutons vont faire une partie, ils consomment l’herbe. Quand il y a des résidus dans les champs de céréales, comme en avoine, des fois l’automne je laisse les moutons passer là-dedans, ça fait que si y a des céréales qui restent un peu là. Fais, le mouton, lui, c’est comme une vache, c’est un animal, il fait une moyenne transformation là. Tout ce qui va rester, il va le ramasser, va le transformer, le fumier reste là sur place, pis t’enfouie ça en dessous pis ça fait de l’engrais pour tes, l’année d’après. Pis c’est ça.

On fait parti d’un club nous autres, qu’on appelle le club agroenvironnemental. L’idée de ça c’est ben entendu, c’est de protéger donc la protection de l’environnement, on réduit, moi personnellement même au niveau de la pomme de terre, j’ai réduit considérablement les engrais chimiques, presque de moitié. D’abord t’as le cout de l’engrais qui est très dispendieux. Donc on utilise plus de fumiers, on fait un peu de compost aussi avec mon fumier de mouton et j’achète un peu de fumier de lisière de volailles qui est riche en azote, qui complète un peu les amendements. Donc on a réduit au niveau des, des engrais chimiques pis on fait plus attention au niveau de la rotation des terrains aussi. Sur une petite superficie comme dans mon cas, y’a pas tellement de problèmes et d’autres producteurs qui sont plus spécialisés dans la pomme de terre, là y’a un problème au niveau rotation des, des sols, au niveau rotation des cultures, perte de sol. Donc dans mon cas, moi les terres sont assez planches là pis y a pas tellement de problèmes d’érosion. Au niveau des pesticides, ben là y’a toujours ce problème dans, c’est surtout dans la pomme de terre pis au niveau d’insectes et au niveau de maladies, donc là on utilise des insecticides encore, mais j’pense que les, la science est peut-être pas rendue à point qui nous permet sur des grandes superficies d’abandonner complètement les pesticides pour rester sur, seulement naturel là. T’sais y’a des années, tu vas avoir des pertes majeures là, c’te année avec toute la mauvaise température qu’on a connu là. Le taux d’humidité, de la pluie régulièrement, tout le mois de juillet et même en août, t’as d’la maladie dans les pommes de terre, pis dans d’autres, pis en tout cas. La nature est là, pis faut fonctionner avec là.
 


Title : Ancestral farm II, Saint-Basile, N.B.
Description : Paul-Émile Soucy from Saint-Basile, N.B., explains how he cultivates the soil and takes care of his herd of sheep.
Keywords : Trades, occupations, farm, video, sheep
Source : Connections Productions
Lauguage : Français
Date : 2008-08-01 Approximate
Creator : Clarence LeBlanc, Paul-Émile Soucy